Tobias Ellwood, ancien président de la commission de la Défense du Parlement britannique, a appelé à une reprise du dialogue avec les autorités talibanes, estimant que la poursuite de l’isolement de l’Afghanistan profite à des groupes tels que l’État islamique et renforce l’influence de la Chine dans le pays.
Dans une tribune publiée par le quotidien conservateur The Telegraph, il affirme que la politique actuelle des pays occidentaux ne sert pas les intérêts du Royaume-Uni et devrait être remplacée par une stratégie fondée sur une diplomatie plus active.
Évoquant la situation des droits des femmes et des filles en Afghanistan, Tobias Ellwood estime que les condamnations formulées à distance et les déclarations politiques n’ont jusqu’à présent entraîné aucun changement dans les politiques des Talibans.
Selon lui, un dialogue direct pourrait constituer un moyen plus efficace d’aborder les défis sécuritaires, politiques et régionaux liés à l’Afghanistan.
L’ancien responsable britannique s’était déjà retrouvé au centre d’une polémique en 2023 après avoir déclaré que l’Afghanistan connaissait une plus grande stabilité sous le régime taliban qu’auparavant.
Ces déclarations avaient suscité de vives critiques au Royaume-Uni et avaient finalement conduit à sa démission de la présidence de la commission de la Défense de la Chambre des communes.
Les propos de Tobias Ellwood interviennent alors que le débat sur la nature des relations entre les pays occidentaux et les autorités talibanes reste particulièrement sensible. Plusieurs gouvernements européens maintiennent des contacts techniques avec les Talibans, tout en affirmant que ces échanges ne constituent pas une reconnaissance officielle de leur gouvernement.
Du point de vue de Nimruz TV, les déclarations de Tobias Ellwood illustrent les divergences croissantes au sein des responsables occidentaux sur la manière d’aborder la question afghane. Alors que certains privilégient le maintien de la pression diplomatique, d’autres estiment qu’un dialogue limité pourrait mieux répondre aux enjeux sécuritaires et régionaux.



















