Plusieurs anciens officiers des forces de sécurité afghanes affirment que leurs demandes de réinstallation au Royaume-Uni dans le cadre du programme Afghan Relocations and Assistance Policy (ARAP) ont été rejetées après plusieurs années d’attente.
Dans des lettres et témoignages, ces anciens militaires indiquent avoir travaillé directement ou indirectement avec les forces britanniques durant leur présence en Afghanistan. Ils affirment avoir fourni des documents, photographies, vidéos, certificats de reconnaissance et preuves de menaces afin de démontrer leur coopération.
Selon eux, de nombreux dossiers ont été refusés pour des motifs similaires, notamment l’absence de preuve d’un emploi direct par le gouvernement britannique ou l’impossibilité de vérifier certains éléments présentés.
Les demandeurs se présentent comme d’anciens membres des forces spéciales, des services de renseignement, de l’armée nationale et de la police afghane. Ils soutiennent qu’une grande partie de leur coopération avec les forces britanniques s’est déroulée dans des conditions de guerre où les relations de travail n’étaient pas toujours formalisées par des contrats officiels.
Le programme ARAP a été lancé en 2021 afin de permettre la réinstallation et la protection des citoyens afghans ayant travaillé aux côtés de la mission britannique en Afghanistan. Les nouvelles demandes ont été officiellement clôturées en juillet 2025.
Les anciens officiers afghans affirment que cette fermeture est intervenue alors que de nombreux dossiers restaient en attente d’examen et que plusieurs candidats vivent encore en Afghanistan ou dans des pays voisins sous la menace de risques sécuritaires.
Ils appellent les médias, les organisations de défense des droits humains et les parlementaires britanniques à soutenir une réévaluation indépendante des dossiers rejetés et à encourager le gouvernement britannique à respecter ses engagements envers ses anciens partenaires afghans.


















