La baronne Fiona Hodgson, membre de la Chambre des lords britannique, a qualifié la situation des femmes en Afghanistan sous le régime taliban de « catastrophique » et a affirmé que les talibans ne comprenaient toujours pas que les femmes représentent « un immense capital humain » pour le pays.
Dans un entretien accordé à Afghanistan International, elle a souligné que les femmes afghanes sont privées d’éducation, d’emploi et de participation à la vie publique, des restrictions qui ont pratiquement conduit à leur exclusion de la société.
La baronne Hodgson a déclaré que les talibans considèrent les droits des femmes comme une « question occidentale », alors que les femmes afghanes se battent depuis des années pour obtenir leurs droits fondamentaux.
Elle a averti que la poursuite des restrictions contre les femmes, notamment dans les domaines de l’éducation, du travail et de la participation sociale, aggraverait davantage la crise humanitaire en Afghanistan et irait à l’encontre des principes fondamentaux des droits humains.
Tout en critiquant les politiques des talibans, la membre de la Chambre des lords a estimé qu’une certaine forme d’engagement avec les talibans restait nécessaire, mais que cet engagement ne devait pas être interprété comme une reconnaissance officielle ou une normalisation diplomatique.
Elle a insisté sur le fait que le dialogue avec les talibans ne devait pas conduire à leur légitimation politique et que la communauté internationale devait simultanément maintenir des pressions afin de pousser le groupe à changer de comportement.
« Les talibans ont réduit au silence et réprimé la moitié de la population afghane ; je ne comprends pas pourquoi ils ne réalisent pas à quel point les femmes sont un immense atout pour ce pays », a-t-elle déclaré.
La baronne Hodgson a également affirmé que l’attention mondiale s’était progressivement détournée de l’Afghanistan, les nouvelles crises et guerres dans le monde ayant relégué la question afghane au second plan dans les priorités diplomatiques internationales.
Elle a insisté sur la nécessité d’un consensus mondial sur l’Afghanistan, estimant qu’une coopération internationale plus large était indispensable pour répondre à la crise des droits des femmes et aux autres défis auxquels le pays fait face.
La baronne Fiona Hodgson avait déjà déclaré devant la Chambre des lords que les droits fondamentaux des femmes afghanes ne devaient jamais être oubliés par la communauté internationale et devaient rester au centre des discussions internationales.


















