Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution sur la situation des droits humains en Afghanistan et a fermement condamné le code pénal des tribunaux talibans.
Dans cette résolution, les députés européens affirment que ce code favorise la persécution systématique des femmes et des filles, les châtiments corporels, la discrimination structurelle et les violations massives des droits fondamentaux.
Le Parlement européen a appelé les talibans à abroger immédiatement ce texte et à mettre fin aux flagellations publiques, aux exécutions, ainsi qu’aux restrictions imposées aux femmes, aux filles, aux minorités religieuses, aux personnes LGBTQ+ et aux groupes vulnérables.
Les députés européens ont également insisté sur l’application des mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale, l’élargissement des sanctions liées aux droits humains contre les dirigeants talibans et la poursuite de la politique de « non-reconnaissance et de non-normalisation » des relations avec ce groupe.
La résolution a été adoptée par 480 voix pour, 5 contre et 83 abstentions.
Le chef des talibans avait approuvé ce code pénal en Dalwa de l’année dernière, un texte qui avait déjà suscité de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et de la communauté internationale.
Les critiques estiment que ce code légitime certaines peines sévères et restreint les droits fondamentaux des citoyens, notamment ceux des femmes et des minorités.
Parallèlement à l’adoption de cette résolution, la mission des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a également critiqué le nouveau règlement taliban concernant la séparation entre époux, affirmant qu’il institutionnalise davantage les mariages d’enfants et la discrimination envers les femmes.
Lors de cette même session, le Parlement européen a aussi adopté des résolutions concernant la situation des droits humains en Iran et en Indonésie.
Concernant l’Iran, les députés européens ont demandé l’élargissement des sanctions contre les responsables iraniens et les Gardiens de la révolution, tout en condamnant les exécutions dans le pays.
Des analystes estiment que ces résolutions reflètent une intensification des pressions politiques et des critiques européennes contre les gouvernements accusés de violations graves des droits humains.


















