L’agence de presse Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire de la République islamique d’Iran, a annoncé lundi matin 21 Sawr l’exécution d’Erfan Shakourzadeh, prisonnier politique accusé de « collaboration avec les services de renseignement américains et le Mossad israélien ».
Selon ce média officiel, Shakourzadeh travaillait avec « une organisation scientifique du pays dans le domaine spatial » et aurait transmis des « informations classifiées » à des « services ennemis ».
Mizan n’a toutefois pas révélé le nom de cette institution scientifique ni fourni de preuves indépendantes ou de détails supplémentaires concernant les accusations portées contre lui.
Jusqu’à présent, les autorités iraniennes n’ont communiqué aucune information supplémentaire sur le déroulement du procès, la date de son arrestation ou la procédure judiciaire suivie dans cette affaire.
L’exécution d’Erfan Shakourzadeh intervient alors que la République islamique a récemment annoncé à plusieurs reprises l’arrestation et le jugement de personnes accusées de collaboration avec Israël et des services de renseignement occidentaux.
Des organisations de défense des droits humains et plusieurs institutions internationales ont déjà exprimé leurs inquiétudes concernant les procédures judiciaires liées aux affaires sécuritaires en Iran et demandé davantage de transparence dans les procès.
Des analystes estiment que la multiplication des dossiers liés à « l’espionnage » et à la « collaboration avec le Mossad » reflète l’aggravation des tensions sécuritaires et du conflit de renseignement dans la région, dans un contexte de confrontation accrue entre l’Iran, Israël et les États-Unis.


















