Au milieu d’un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis, Israël et la République islamique d’Iran, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que « la guerre contre l’Iran n’est pas terminée ».
Dans une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine CBS, Netanyahu a affirmé que l’uranium hautement enrichi devait être retiré d’Iran et que les installations d’enrichissement du pays devaient être démantelées.
Évoquant le programme nucléaire iranien, les forces alliées régionales de Téhéran et ses capacités balistiques, le Premier ministre israélien a déclaré : « Nous avons déjà affaibli une grande partie de ces capacités, mais elles existent toujours et davantage doit être fait. »
L’Agence internationale de l’énergie atomique estime que l’Iran possède encore plus de 400 kilogrammes d’uranium enrichi proche du niveau militaire.
Interrogé sur un éventuel plan de transfert de ces matériaux, Netanyahu a répondu : « Vous entrez et vous les retirez. »
Il a ajouté qu’en cas d’accord, cela représenterait « la meilleure solution » pour transférer l’uranium hautement enrichi iranien hors du pays.
Le Premier ministre israélien a refusé de préciser quelles mesures pourraient être prises si les négociations échouaient, mais a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une « mission extrêmement importante ».
Dans le même temps, le président américain Donald Trump a déclaré dans une autre interview que la République islamique était « vaincue », tout en affirmant que la menace persistait.
Trump a ajouté : « Nous pouvons intervenir à nouveau dans deux semaines et frapper n’importe quelle cible. »
Le président américain a également affirmé que les États-Unis avaient déjà frappé environ 70 % de leurs objectifs, tout en évoquant l’existence d’« autres cibles » susceptibles d’être visées ultérieurement.
Les déclarations simultanées des dirigeants américains et israéliens montrent que malgré le cessez-le-feu, les tensions autour du programme nucléaire iranien et de l’avenir d’une confrontation militaire restent vives.
Des experts avertissent que la poursuite de ce type de discours pourrait fragiliser davantage le cessez-le-feu actuel et faire basculer la région dans une nouvelle phase de crise sécuritaire.


















