Des recherches scientifiques révèlent que certaines espèces de moustiques en Asie du Sud-Est n’étaient pas initialement attirées par le sang humain, mais préféraient celui des animaux.
Les analyses génétiques indiquent que ce changement de comportement s’est produit entre 2,9 et 1,6 million d’années, une période correspondant à la présence croissante des premiers ancêtres humains dans la région.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié des dizaines d’échantillons issus de plusieurs espèces appartenant au groupe Anopheles leucosphyrus, connu pour inclure des moustiques capables de transmettre le paludisme.
En combinant le séquençage génétique, des modèles informatiques et l’analyse des mutations, ils ont reconstitué l’évolution de ces insectes.
Les résultats suggèrent que l’adaptation à l’homme pourrait être liée à la proximité croissante entre ces moustiques et les populations humaines anciennes, favorisant ainsi le développement de maladies transmises à l’homme.
