Richard Lindsay, représentant spécial du Royaume-Uni pour l’Afghanistan, a déclaré à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse que les journalistes afghans continuent d’accomplir un travail essentiel malgré des conditions difficiles et un environnement fortement restrictif.
Dans un message publié dimanche sur X, il a affirmé que les journalistes en Afghanistan ne se contentent pas de mettre en lumière les préoccupations et les revendications de la population, mais deviennent aussi la voix de ceux qui ont le plus besoin d’être entendus.
Après avoir rencontré plusieurs journalistes à Kaboul la semaine précédente, il a insisté sur l’importance de la liberté d’expression et du rôle fondamental des médias dans le reflet des réalités sociales.
Ces déclarations interviennent alors que depuis le retour des talibans au pouvoir, de nombreux rapports ont fait état de censure, de pressions éditoriales, d’arrestations de journalistes, de descentes dans des rédactions et de restrictions étendues contre les médias.
Cette position diplomatique souligne qu’en Afghanistan, le journalisme dépasse souvent le cadre d’une profession pour devenir un effort coûteux de défense de la vérité, de l’accès public à l’information et du droit des citoyens à savoir.
Si le soutien diplomatique ne modifie pas à lui seul la réalité du terrain, il peut néanmoins accroître la pression internationale concernant les restrictions médiatiques, à un moment où l’avenir de la transparence publique demeure étroitement lié au destin des médias afghans.


















