Le département de la Défense des États-Unis a confirmé que le porte-avions USS Gerald Ford était rentré aux États-Unis après 326 jours de mission en mer.
Cette mission est considérée comme la plus longue opération d’un groupe aéronaval américain depuis la guerre du Vietnam.
Le porte-avions est arrivé samedi au port de Norfolk, dans l’État de Virginie, où le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, était présent pour accueillir l’équipage.
Le USS Gerald Ford avait été déployé au Moyen-Orient avant le début de la guerre avec l’Iran et a participé à plusieurs opérations au cours de sa mission.
L’armée américaine a indiqué que le navire avait été impliqué dans des opérations liées à la lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, à la saisie de pétroliers sous sanctions ainsi qu’aux opérations ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro, dirigeant du Venezuela.
Durant cette mission, plusieurs problèmes internes et techniques ont également été signalés.
Parmi eux, un incendie dans la zone de blanchisserie du porte-avions a blessé deux marins et endommagé environ 100 lits.
Les médias ont aussi rapporté d’importantes défaillances dans le système d’évacuation des eaux usées et les installations sanitaires du navire.
Le retour du USS Gerald Ford intervient alors que le rôle des porte-avions occupe une place croissante dans la stratégie militaire américaine.
Des analystes estiment que la durée exceptionnelle de cette mission reflète la pression croissante exercée sur la marine américaine pour gérer simultanément plusieurs crises internationales, du Moyen-Orient à l’Amérique latine.
Les problèmes techniques signalés à bord ont également ravivé le débat sur les coûts considérables de maintenance et d’exploitation des plus grands navires militaires au monde.


















