Hassamuddin Akbari, responsable de la clinique dentaire de la province de Badghis, a été tué par balles samedi soir dans le quartier de Jar-e-Khoshk, à Qala-e-Naw. Les circonstances exactes du meurtre, son mobile et l’identité de ses auteurs restent inconnus.
Selon des sources locales, des hommes armés auraient d’abord conduit Akbari dans le secteur de Jar-e-Khoshk avant de lui tirer dessus à quatre reprises. Ces éléments n’ont pas encore été suffisamment documentés pour établir avec certitude le déroulement de l’attaque.
Akbari occupait officiellement le poste de responsable de la clinique dentaire de Badghis. Il dirigeait également une clinique dentaire privée à Qala-e-Naw. L’existence de cet établissement est confirmée par des annonces professionnelles publiées antérieurement.
Les autorités talibanes auraient arrêté une femme et un homme en lien avec cette affaire. Leur identité, le motif exact de leur arrestation et surtout l’existence d’un lien direct avec le meurtre n’ont toutefois pas été établis publiquement.
Aucune motivation précise n’a non plus été annoncée. Il serait donc prématuré d’attribuer le meurtre à un individu, à un groupe ou à un différend particulier avant la publication des résultats de l’enquête.
L’affaire attire néanmoins l’attention sur une question plus large : la sécurité des professionnels de santé et des propriétaires de cliniques privées dans les villes afghanes. Lorsqu’un meurtre reste sans mobile clairement établi, l’incertitude entourant l’enquête devient elle-même un élément important pour la perception de la sécurité par les professionnels et la population.
La présence d’une clinique privée dirigée par la victime ajoute également une dimension économique à l’affaire, même si aucun élément disponible ne permet actuellement d’affirmer que son activité professionnelle constitue le mobile du meurtre.
Le rôle des deux personnes arrêtées devra donc être déterminé par l’enquête. Une arrestation ne constitue pas, à elle seule, une preuve de culpabilité.
Pour les habitants de Qala-e-Naw, la principale question reste désormais de savoir pourquoi Akbari a été tué et qui a organisé ou exécuté l’attaque. La réponse dépendra de la capacité des autorités talibanes à établir les faits, identifier les responsables et rendre publiques des informations vérifiables.
À ce stade, aucun élément suffisamment établi ne permet de relier ce meurtre à un groupe armé ou à un mobile précis. La prudence reste donc essentielle jusqu’à la publication de nouveaux éléments de l’enquête.


















