L’Organisation des Nations unies a annoncé, avec plusieurs agences humanitaires, le lancement d’un programme de 529 millions de dollars destiné à soutenir les migrants afghans de retour d’Iran et du Pakistan, alors que l’Afghanistan fait face à une vague migratoire sans précédent.
Selon les chiffres publiés par l’ONU, près de six millions d’Afghans sont revenus dans le pays depuis 2023. L’organisation estime qu’environ trois millions de personnes supplémentaires pourraient rentrer d’ici la fin de l’année 2026.
Les agences humanitaires prévoient qu’entre avril et décembre 2026, environ 1,7 million de personnes reviendront d’Iran et 1,1 million du Pakistan.
L’ONU avertit que ces retours massifs exercent une pression extrême sur l’économie afghane, les services publics et les structures sociales déjà fragilisées par des années de crise.
Les responsables humanitaires soulignent qu’il ne s’agit plus d’une urgence frontalière temporaire, mais d’une crise humanitaire et de développement à grande échelle.
Selon l’organisation, plus de la moitié des personnes de retour sont des femmes et des enfants. Beaucoup ont grandi hors d’Afghanistan et disposent de peu de repères sur les conditions de vie actuelles dans le pays.
Dans une première phase, environ 100,7 millions de dollars seront consacrés à l’aide d’urgence aux points de passage frontaliers.
Cette assistance comprendra des soins de santé, des programmes de nutrition, un soutien psychosocial, l’accès à l’eau potable ainsi que des aides financières directes.
Une deuxième phase prévoit plus de 428 millions de dollars pour favoriser la réintégration des migrants dans 35 zones prioritaires à travers l’Afghanistan.
Le programme prévoit notamment la création d’emplois, l’accès aux soins et à l’éducation, le logement et le soutien aux communautés d’accueil.
Plusieurs organisations de surveillance mettent toutefois en garde contre un manque de financement susceptible de compromettre la mise en œuvre du plan. Selon elles, les ressources disponibles restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins humanitaires.
L’ONU et les agences humanitaires appellent les pays donateurs à financer pleinement ce programme afin d’éviter une aggravation de la crise humanitaire en Afghanistan.


















