Les inquiétudes grandissent autour de la gestion de la Fédération de football de Takhar, où les critiques dénoncent la nomination de personnes sans lien avec le football, l’influence des relations personnelles, les décisions prises en coulisses et l’organisation de compétitions pour des intérêts financiers et de groupe.

Les rapports et accusations provenant de l’intérieur de la Fédération de football de Takhar montrent que la structure de gestion de cette institution sportive fait face à de sérieuses interrogations concernant la transparence, la compétence et l’équité. La nomination de Zabihullah Bikzad, membre actif d’une équipe de bouzkachi, comme responsable par intérim de la Fédération de football de Takhar, a provoqué de nombreuses réactions parmi les joueurs et les acteurs du football.
Selon les critiques, le fait de confier la gestion du football à une personne dont le principal parcours sportif est le bouzkachi démontre que les relations personnelles priment sur la compétence dans le système sportif de Takhar. Parallèlement, le rôle de Shafi Habibi, arbitre actif et vice-responsable technique de la fédération, suscite également des interrogations. Des sources affirment qu’il exerce une influence importante dans les prises de décision de la fédération.

Par ailleurs, des accusations évoquent des relations étroites et des échanges en coulisses entre des responsables locaux du football à Takhar et Hafiz Ahmad Jan Zadran, adjoint technique national de l’éducation physique. Aucune réponse officielle et transparente n’a encore été apportée à ces accusations.
Les préoccupations ne se limitent pas aux nominations. Plusieurs équipes dénoncent des injustices dans l’arbitrage et les décisions du championnat. La relégation de l’équipe Shahin de la Premier League 1404 de Takhar vers une division inférieure est devenue l’un des dossiers les plus controversés. Selon certaines sources, des documents ont été envoyés à la fédération nationale, mais la décision finale reste inconnue.

Les critiques affirment également que certaines compétitions ont été organisées non pas selon un calendrier professionnel, mais dans le but d’obtenir des avantages financiers, des invitations et des profits personnels. L’organisation de matchs dans des régions éloignées, la collecte d’argent et d’avantages, ainsi que le long retard dans l’organisation de la Division B de Takhar ont renforcé les critiques.
Alors que l’année 1405 est déjà entrée dans son troisième mois, les compétitions de Division B qui auraient dû se tenir l’année dernière n’ont toujours pas été organisées. De nombreux footballeurs considèrent cela comme un signe du manque d’attention accordé au véritable développement du football à Takhar.

La crise du football à Takhar ne concerne pas seulement une nomination controversée ; elle reflète un système dans lequel les relations, l’influence et les réseaux cachés peuvent l’emporter sur la compétence, la justice sportive et les droits des athlètes. Si la gestion du sport ne repose ni sur la transparence ni sur l’expertise, le football à Takhar restera-t-il une compétition équitable ou deviendra-t-il un outil au service de cercles influents ?












