Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que Téhéran se concentre actuellement exclusivement sur « l’arrêt et la fin complète de la guerre » et ne participera à aucune discussion sur d’autres sujets, y compris le dossier nucléaire.
Lors d’une conférence de presse lundi, il a affirmé que l’Iran « ne cédera pas » face aux États-Unis, ajoutant que la République islamique se considère également comme « une superpuissance ».
Selon ses déclarations, la réponse américaine à une proposition iranienne en 14 points a été transmise par l’intermédiaire du Pakistan et est en cours d’examen, sans que les détails n’aient été rendus publics.
Il a précisé que cette initiative iranienne porte uniquement sur la fin du conflit et n’inclut pas les questions nucléaires.
Baghaei a également accusé Washington de « demandes excessives », estimant qu’un changement de cette approche ne serait pas facile pour les États-Unis.
En parallèle, il a évoqué des développements régionaux, notamment la suspension réciproque des exemptions de visa entre l’Iran et le Liban, ainsi que la nécessité d’un mécanisme conjoint entre l’Iran et Oman pour garantir la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz.
Cette position indique que Téhéran cherche à dissocier le dossier de la guerre des négociations nucléaires, en faisant de la fin du conflit une condition préalable à tout dialogue.
Une telle stratégie pourrait offrir du temps à l’Iran sur le plan tactique, mais elle comporte également le risque d’un prolongement de l’impasse diplomatique.


















