Le porte-parole des autorités talibanes, Zabihullah Mujahid, a annoncé qu’une nouvelle série de nominations et de changements administratifs a été effectuée au sein de la structure gouvernementale, sur la base d’un décret du chef des talibans.
Selon les informations publiées, Hamdullah Nomani a été relevé de ses fonctions au ministère des Communications et des Technologies de l’information, et remplacé par l’ancien gouverneur taliban de Faryab.
Nomani avait été nommé à ce poste il y a environ dix mois, après avoir été transféré du ministère du Développement urbain.
Durant son mandat, une coupure nationale des services internet et de télécommunications pendant 48 heures avait suscité des critiques.
Par ailleurs, les autorités ont procédé à un échange des gouverneurs des provinces de Khost et de Baghlan, tandis que l’ancien gouverneur de Badghis a été nommé à Farah, avec la désignation d’un nouveau gouverneur pour Badghis.
Ces changements interviennent dans un contexte où les nominations au sein de l’administration talibane sont souvent perçues comme reposant davantage sur la loyauté interne, les relations de groupe et des considérations politiques, plutôt que sur des critères techniques ou professionnels.
Une telle approche peut contribuer à maintenir une cohésion interne à court terme, mais elle soulève des interrogations quant à son impact sur l’efficacité administrative, la qualité des services publics et la gestion de secteurs spécialisés tels que les télécommunications ou l’économie.
La continuité de ce modèle suggère que la gouvernance reste largement influencée par des logiques politiques et idéologiques internes plutôt que par des standards institutionnels professionnels.


















