Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que les fondations du pouvoir iranien étaient fragilisées et que la République islamique finirait par s’effondrer.
Ces déclarations ont été faites lors de la cérémonie marquant la fin du mandat de David Barnea, directeur du Mossad, le service israélien de renseignement et d’opérations spéciales.
David Barnea, qui dirigeait le Mossad depuis 2021, a quitté ses fonctions après cinq années à la tête de l’organisation. Benyamin Netanyahou avait auparavant désigné son secrétaire militaire, Roman Gofman, comme nouveau chef du Mossad.
Selon le Jerusalem Post, Barnea a affirmé lors de cette cérémonie qu’il avait toujours considéré comme une mission essentielle d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
Il a ajouté qu’au moment où il considère la République islamique comme particulièrement vulnérable, il estime que cette mission doit être menée à son terme.
L’ancien directeur du Mossad a également déclaré qu’un changement de régime en Iran demeurait, selon lui, un objectif réaliste et atteignable, à condition de maintenir la persévérance, le sang-froid et l’engagement nécessaires.
Dans son discours, Netanyahou a salué le rôle du Mossad dans plusieurs opérations sécuritaires et de renseignement menées ces dernières années contre les adversaires d’Israël, qualifiant l’organisation de l’un des services de renseignement les plus efficaces au monde.
Le Premier ministre israélien a également averti que toute action visant la sécurité d’Israël entraînerait une réponse sévère et a affirmé que la République islamique avait déjà payé un prix élevé pour ses actions.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre l’Iran et Israël restent à un niveau particulièrement élevé.
Au cours des derniers mois, les deux pays se sont mutuellement accusés d’opérations militaires, sécuritaires et de renseignement.
Des analystes estiment que les déclarations convergentes du Premier ministre israélien et de l’ancien chef du Mossad en faveur d’un changement de régime en Iran reflètent la poursuite de la stratégie israélienne de pression maximale contre Téhéran et la volonté de réduire son influence régionale.


















