Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix, a vivement critiqué l’inaction des dirigeants mondiaux face à la situation des femmes et des filles en Afghanistan et a appelé à la mise en place de mécanismes permettant de demander des comptes aux responsables des violations de leurs droits.
Dans un entretien accordé au journal britannique The Observer, elle a déclaré que le retour des Taliban au pouvoir en 2021 avait profondément affecté l’avenir de millions de femmes et de filles afghanes, confrontées à de vastes restrictions dans de nombreux domaines de la vie quotidienne.
Malala a estimé que certains dirigeants internationaux considèrent les politiques imposées aux femmes par les Taliban comme une question culturelle ou interne, une approche qu’elle a qualifiée d’« inacceptable ».
Selon elle, le système actuel du droit international ne protège pas suffisamment les femmes et les filles, et la communauté internationale doit adopter des mesures plus efficaces pour garantir la responsabilité des auteurs de violations des droits des femmes.
L’activiste pour l’éducation a également salué la résistance des femmes et des filles afghanes qui continuent de lutter pour leur droit à l’éducation malgré les interdictions et les pressions auxquelles elles sont confrontées.
Malala Yousafzai a confié qu’elle avait eu du mal à croire que le groupe qui avait autrefois tenté de la réduire au silence par la violence soit revenu au pouvoir en Afghanistan et influence aujourd’hui le destin de millions de femmes et de filles.
Depuis le retour des Taliban au pouvoir, de nombreuses restrictions ont été imposées à l’éducation, à l’emploi et à la participation sociale des femmes en Afghanistan, suscitant de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des institutions internationales.
Les Taliban, pour leur part, considèrent ces questions comme des affaires internes et n’ont jusqu’à présent montré aucun signe de recul sur leurs politiques concernant les femmes.


















