Rahmatullah Nabil, ancien chef de la sécurité nationale afghane, a déclaré que selon ses informations, l’Iran pourrait reconnaître le gouvernement des Taliban « dans un avenir proche » sur la base de « calculs géopolitiques et de l’acceptation d’une réalité imposée ».
Dans un message publié lundi sur le réseau X, Nabil a averti qu’une telle décision pourrait approfondir davantage la crise en Afghanistan.
« Accorder une reconnaissance à un gouvernement qui a exclu les femmes, réprimé les libertés et conduit l’Afghanistan vers un isolement historique n’apportera ni stabilité ni légitimité », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs responsables iraniens avaient déjà évoqué la possibilité d’une reconnaissance officielle des Taliban.
Au mois de Dalwa de l’année dernière, Alireza Bikdeli, ambassadeur iranien à Kaboul, avait déclaré qu’aucun obstacle n’empêchait la reconnaissance de l’administration talibane et que Téhéran pourrait franchir cette étape prochainement.
Selon lui, le niveau des relations bilatérales, la présence d’ambassadeurs à Téhéran et à Kaboul, l’expansion des échanges commerciaux et la volonté de renforcer les relations constituaient déjà des signes d’une reconnaissance de facto.
Depuis le retour des Taliban au pouvoir, l’Iran a maintenu ses relations politiques et économiques avec Kaboul, sans toutefois reconnaître officiellement le gouvernement taliban.
La question de la reconnaissance des Taliban demeure l’un des sujets les plus controversés au niveau régional et international.


















