Le Réseau kurde des droits humains affirme qu’un responsable local taliban dans la province afghane de Sar-e Pol a tué une femme kurde et sa fille adolescente après leur refus d’un mariage forcé.
Selon le rapport publié par l’organisation, Chimen Hosseinzadeh, originaire de la ville de Boukan en Iran, et sa fille de 15 ans, Sara Yousofi, ont été tuées le 8 mai dans le village de Gholdouri, situé dans le district de Kohistanat.
L’ONG indique que Chimen Hosseinzadeh avait épousé un citoyen afghan il y a environ vingt ans et vivait depuis lors dans cette région du nord de l’Afghanistan. Connue localement sous le nom de « Bibi Chamangol », elle exerçait comme sage-femme.
D’après une source citée par l’organisation, le mollah Mohammadullah, responsable taliban du département du Hajj et des Affaires religieuses dans le district de Kohistanat, aurait cherché à épouser Sara Yousofi.
Toujours selon cette version des faits, le responsable taliban se serait rendu au domicile de la famille le jour du drame afin d’emmener l’adolescente. Lorsque sa mère aurait tenté de s’y opposer, il aurait ouvert le feu sur les deux femmes, causant leur mort.
Le Réseau kurde des droits humains affirme également que les autorités talibanes ont arrêté le suspect après l’incident.
Aucune information supplémentaire n’a toutefois été rendue publique concernant l’enquête, la situation judiciaire du suspect ou les éventuelles poursuites engagées dans cette affaire.
Le rapport précise que la famille de Chimen Hosseinzadeh à Boukan, en Iran, a appris la nouvelle à la fin du mois de mai et a organisé quelques jours plus tard une cérémonie commémorative symbolique en mémoire des deux victimes.
Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs organisations internationales de défense des droits humains continuent d’exprimer leurs inquiétudes concernant les violences faites aux femmes, les mariages forcés et la situation des droits des femmes en Afghanistan.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont pas publié de réaction officielle concernant les accusations formulées dans ce rapport.
Les allégations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante et reposent sur les informations publiées par le Réseau kurde des droits humains.

















