
Alors que les développements politiques et sécuritaires en Iran s’accélèrent, le nom de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, revient de plus en plus dans les spéculations sur l’avenir du pouvoir dans le pays.
Certaines informations indiquent que Donald Trump aurait évoqué un contact avec une « personne importante » en Iran, et des médias israéliens ont identifié cette personne comme étant Ghalibaf — une affirmation qui n’a pas été confirmée de manière indépendante.
Ghalibaf est considéré comme une figure issue des structures militaires et sécuritaires ayant progressivement accédé aux sphères politiques et exécutives. Il a participé à la guerre Iran-Irak, puis rejoint le Corps des gardiens de la révolution islamique, où il a gravi les échelons jusqu’à devenir commandant de l’armée de l’air.
Il a ensuite été nommé chef de la police nationale, avant de devenir maire de Téhéran pendant plus d’une décennie. Cette période a été marquée à la fois par des projets de développement urbain et par des accusations de corruption, notamment l’affaire dite des « biens immobiliers controversés ».
Ces dernières années, il occupe la présidence du Parlement et est perçu comme proche du noyau du pouvoir en Iran.
Candidat à plusieurs reprises à l’élection présidentielle sans succès, Ghalibaf reste néanmoins un acteur influent dans les équilibres politiques du pays.
Sur le plan politique, il incarne une combinaison d’approche sécuritaire et de gestion, prônant à la fois une ligne ferme face à l’Occident tout en ne rejetant pas totalement le dialogue comme outil politique.
Dans le contexte actuel de pressions croissantes et de tensions régionales, certains analystes le considèrent comme une figure clé du système et un possible acteur des évolutions futures du pouvoir en Iran.

