Le roman « Shishak » de Hamid Homayoun Obaidi présenté et analysé lors d’un débat littéraire

Le roman « Shishak », écrit par Hamid Homayoun Obaidi, a été présenté et discuté lors d’une réunion virtuelle réunissant plusieurs écrivains, critiques et acteurs culturels afghans.

Publié par le centre culturel Asmaï, ce roman de 324 pages est décrit par son auteur comme appartenant au style du « réalisme éthéré ».

L’histoire se concentre sur la vie des femmes en Afghanistan et suit le parcours d’une jeune fille nommée Shapiri, contrainte de fuir après la mort de son père et de son frère. Un homme nommé Abasin l’aide ensuite, ouvrant une nouvelle voie dans sa vie.

Dans un message lu lors de la rencontre, le poète et critique littéraire Latif Nazemi a déclaré que plus d’un tiers du roman est consacré à un récit amoureux, tandis que le reste comprend différents dialogues et récits.

Le philosophe et écrivain Massoud Rahel a pour sa part décrit « Shishak » comme une narration profonde de la condition humaine confrontée à l’horreur de la guerre et à la quête de reconstruction de l’identité, estimant qu’il s’agit d’une œuvre importante de la littérature contemporaine afghane.

La chercheuse en littérature et en études de genre Farida Faryad a souligné certains points forts du roman, tout en estimant que certaines parties du récit restent influencées par une perspective patriarcale. Elle a également noté que le titre « Shishak » peut porter une connotation de violence et d’humiliation pour un personnage comme Shapiri.

Sangha Sediqi, militante pour les droits des femmes, a examiné le roman sous l’angle des rôles de genre et a affirmé que l’un des aspects marquants du récit est la reconquête par la femme du droit de disposer de son propre corps.

L’écrivain et chercheur Abdul Ghafour Liwal a quant à lui analysé les symboles et images littéraires du roman d’un point de vue historique et mystique, évoquant l’influence d’enseignements soufis et philosophiques dans l’œuvre.

À la fin de la rencontre, Hamid Homayoun Obaidi a souligné que tout écrivain ou artiste doit être prêt à entendre des critiques sérieuses, même sévères, après la publication de son œuvre.

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